I TERRITOIRE I La Manche vue du ciel

Cinquième et dernier volet de notre campagne aérienne au dessus de la Normandie avec le photographe Francis Cormon. Pour ce bouquet final, place à la Manche. Un territoire fascinant, riche de contrastes et d’autant plus beau vu d’en haut…

Photos Francis Cormon - Texte Jérémy Paradis

 
 
 
 

I DOSSIERI Croyances et traditions populaires. D’étranges rites au secours du destin

Ils pourraient passer pour totalement anachroniques dans une époque dominée par le matérialisme et le rationalisme scientifique. Pourtant, les désenquéraudeurs (ou désencraudeurs), les rebouteux ou faiseurs de miracles n’ont pas disparus et conservent une certaine aura dans la société rurale où le recours à ces praticiens est encore souvent un acte naturel. Souffler une brûlure, guérir un zona, soulager les tourments, éloigner les jeteurs de sorts... Quelles sont les raisons profondes qui poussent à confier tout son être à un guérisseur ou à un exorciste plutôt qu’à un homme de science ? Pourquoi placer sa confiance dans l’usage des dons naturels, voire magiques, et se défier des protocoles médicaux ? La crédulité populaire seule n’explique pas le phénomène. Le médecin et son art de guérir éprouve ses limites et peut faillir, tandis qu’un “homme de magie”, pratiquant dans le mystère des incantations, accède à ce que la raison ne peut prendre en charge. Certains hôpitaux répondent parfois à la demande des patients qui souhaitent la visite discrète d’un désencraudeur. Dans ces cas d’ultime détresse, les prières et l’eau bénite s’ajoutent aux pharmacopées dans un rituel qui emprunte autant à l’art médical qu’au culte religieux. Les ressorts psychologiques de la guérison ou de la tranquillité des âmes restent obscurs... L’Église, pour sa part, ne voit pas toujours d’un bon œil cette confusion du magique et du religieux et craint une pollution de la foi par la réactualisation de croyances traditionnelles.

Le feu de Saint-Clair : une tradition vivante
Les croyances populaires sont parfois le résultat d’un étonnant syncrétisme où se mêlent cultes païens et rites religieux. L’Église fait alors preuve d’une largeur d’esprit qui peut surprendre, même quand la superstition s’en mêle. A la Haye-le-Routot, dans l’Eure, un bûcher est élevé chaque année le 16 juillet selon une tradition qui aurait des origines celtes. La croix fleurie fixée en haut du mât doit écarter les mauvais présages. Si elle s’enflamme, il faut s’attendre au pire. Si elle échappe aux flammes, l’année sera clémente. Ensuite, les brandons recueillis dans le bûcher sont ramenés dans les habitations pour les protéger de la foudre. Cette fête populaire se perpétue sous l’autorité de la confrérie de Charité et le maire est invité à prononcer sa lecture lors de la messe, ceint de son écharpe tricolore. Les traditions populaires s’apparentent aussi à des rituels sociaux. Les Charitons, encore nombreux dans l’Eure et le Pays d’Auge, ont normalisé leur relation avec l’Église mais ils assurent toujours le service des morts au sein de confréries laïques. Pour les frères et les sœurs de Charité, l’engagement d’assistance ne saurait se réduire à l’image folklorique de leurs processions.

Texte Philippe Schaffer, Ariane Duclert - Photos Stéphane Maurice, Eric Bénard

 
 
 
 

I DOSSIER VILLE I Val-de-Reuil. Le nouvel âge d’une ancienne ville pilote

La ville est souvent stigmatisée. A cause de son endettement, de l’insécurité qui y régnerait, de son taux de chômage élevé et de son échec en termes de développement démographique. Certains vont jusqu’à parler de “crash urbain” pour cette ville nouvelle partie de rien, soupçonnée, par ailleurs, d’être sous perfusion des aides de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine. Ces critiques dont certaines sont fondées, d’autres exagérées ou encore dépassées, orientent la vision et l’approche – que l’on voudrait objective ! – d’une cité qui vit avec son temps et qui mérite que l’on s’y attarde. Découverte d’une ville au parcours chaotique qui soigne son look et cherche à séduire de nouveaux habitants après avoir réduit, de façon sensible, le nombre de ses logements sociaux.

Voir l'interview intégrale de Bernard Amsalem, maire de 1981 à 2001

Texte Philippe Schaeffer - Photos Stéphane Maurice (sauf mention contraire).

 
 
 
 
 

I REPORTAGE I La coquille Saint-Jacques. Une star en baie de Seine

Mets d’exception autrefois, produit de consommation courante aujourd’hui, la coquille Saint-Jacques n’a pourtant rien perdu de son prestige auprès des gastronomes éclairés. Mais ce brave bivalve hermaphrodite joue parfois un jeu de dupe avec les consommateurs. Lui, ou ses sosies qui usurpent grossièrement l’identité du véritable Pecten Maximus ?

Texte et photos Stéphane Maurice

 
 
 
 
 

I PATRIMOINE I Montfarville. Le cycle biblique de Guillaume Fouace dévoilé

Sorties du brouillard auquel les avait condamnées l’alliance désastreuse du vernis et de l’humidité, les 19 toiles que le peintre révillais composa, entre 1879 et 1881 pour l’église de Montfarville, ont retrouvé leur éclat d’autrefois. Au terme d’un chantier de restauration mené sur 20 ans, le visiteur peut découvrir l’œuvre monumentale d’un homme qui chercha sa voie picturale, entre hommage aux maîtres de la peinture et références aux gens de son pays natal, le Val de Saire dans la Manche.

Texte Jézahel Davy - Photos Stéphane Maurice

 
 
 
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